Histoire familiale et locale : nos origines et notre petit terroir
Familles apparentées sur lesquelles j’ai rédigé des notices : CHARLOT, COCHON DE LAPPARENT (Charles, régicide, dont la sœur a épousé André Pervinquière, ministre de la police en 1796, sénateur et comte de l'Empire), DELANGE (nom de Zoé-Eléonore, l’épouse de Charles Mercier ; Louis-François, sous-préfet des Sables de 1830 à 1847), PERVINQUIERE (Patrice, père de Julie, ép. Julien-Léon Charlot ; Mathieu-Joseph Séverin, beau-frère du général Augustin-Daniel BELLIARD).
1. Généalogie des MERCIER (extraits)
1763 : Mercier Jacques de la Noue (Landeronde), maire des Sables. A préciser.
1775 : Landeronde, baptême de Charles Pierre Jacques MERCIER, né le 3 nov. 1775 selon l’acte de 1799, de Charles Gilles Joseph Mercier de la Noue (1742 ?- décès avant 1828).
1834 : mariage de Mercier Charles Jacques Pierre de Langevinière et Zoé Delange, le 4 juillet, avoué aux Sables Enfants : voir infra Zoé, Alfred, Mathilde et Gaston.
1851 : le tribunal des Sables adjuge à Charles Mercier le Besson et l'Herbaudière.
1841 : naissance de Mathilde Mercier, mon arrière grande tante, enterrée à VAIRÉ (ép. Bruneteau).
1842 (14 nov.) : naissance de Gaston Mercier, mon arrière grand-père, aux Sables d'Olonne
1854 : le maire de Vairé, Ruchaud, vend à Ch. Mercier une parcelle de 2 ares 12 centiares proche de la rivière (chemin inutile « à la voie publique »), sans doute au gué des Étolleries.
1867 : décès de Charles Mercier (né en 1801).
1870 : décès de son épouse Zoé-Éléonore.
1877 : naissance à la Roche-sur-Yon de ma grand’mère Renée Mercier, fille de Gaston Mercier et Marie Thalamot (origine bretonne, née à Niort en 1856). Décédée au Lycée Montaigne en 1969.
1936 : décès de Gaston Mercier.
2. LE BESSON (Les Bessons)
1430 : Guillaume Gourdeau « fait aveu des Bessons » à Jean de Rais, seigneur de la Mothe-Achard, la Maurière. Quel rapport précis avec Gilles de Rais plus connu sous le nom de Barbe-Bleue ? Né au château de Machecoul le 5 février 1404, il devint, à la mort de son père, possesseur de la baronnie de Retz, des seigneuries de Machecoul, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, l'île de Bouin, la Mothe-Achard, etc. Épouse le 30 novembre 1420 Catherine de Thouars et reçoit Pouzauges, Tiffauges, Chabanais, Confolens, Auzanne, près Poitiers et autres terres. Accusé et convaincu de crimes contre nature, il fut, le 23 octobre 1440, brûlé vif à Nantes.
1441 : Guillaume Gourdeau nommé par Jean de Rais seigneur du château de la Mothe-Achard.
1471 : Pierre Gourdeau fait aveu des Bessons au Sire de Rais (cf. GOURDEAU).
1685 : révocation de l’Édit de Nantes. Démantèlement du château du Besson ?
1829 : selon L. Pouclet, il fut remplacé par un château Renaissance qui existait encore en 1829 (pas d’indication sur les documents qui le prouvent).
1867 : Le Besson : « colon partiaire », Remaud. L’Herbaudière : « colon partiaire », Bironneau.
1897 (20 juin) : Conseil Municipal de Vairé (maire Tesson, conseillers, Bounineau, Morineau, Rideau, Gaston, Pouclet, Trichet, Proud, Amélineau, Chaillou, Lucas, Malescot). Mercier avait demandé la construction d’une passerelle au Petit Besson. On ne lui accorde que 40 F et on lui demande de prendre en charge la construction et l’entretien.
1903 : pour 14.000 F, Sidonie de Lavoyrie, vve de Prudent Bernard Deschampsneufs (château de la Jarrie, commune de Frossay, Loire Inférieure) et Bibiane de Lavoyrie (la Flaivière), héritiers de Benjamin de Lavoyrie vendent à G. Mercier, Président de chambre à la Cour d’Appel de Limoges, 6 rue d’Isly à Limoges, environ 10 ha, petit pâtis du Font Cassé, gîtes de la Flaivière, proches du Pré du Pas, gîtes du Besson, « vieux chemin de Talmont ». Un pré demeure la propriété des venderesses, d’où servitude de passage (« Allée des Lapins »).
1930 : Joseph Cougnaud fermier au Besson, ainsi que plus tard son fils Olivier.
1945 : Mariage d’Olivier Cougnaud. Sur la photo, figurent entre autres Pierre Proud qui fut notre régisseur, Antoinette, mère de Léone et grand’mère de Léonette, ép. Alain Rousseau (cf. maison « du garde » aujourd’hui en ruines).
1950 : Renée Mercier demande aux propriétaires du Grand Besson de céder à la commune de Vairé un petit bout de terrain pour la réfection du chemin.
1955 : la Mairie de Vairé décide la construction du chemin du Petit Besson et demande comme participation aux frais 60.000 F (coût global : 1.200.000 F).
1958 : candidature d'Adrien Berthomé, 35 ans (Marie-Josèphe : 32 ans, trois garçons de 9 et 7 ans, 4 filles de 10, 8, 5 et 3 ans), exploitant d'une ferme de 16 hectares.
1965 : Le château du Besson se trouvait à l’emplacement de l’ancienne maison du garde, sur le jardin (sans doute la terrasse supérieure) et sur une partie de la cour de ferme. En 1965, les travaux effectués par notre père pour trouver de l’eau ont révélé une salle souterraine de 6 m x 3 m et 2 m de haut (jarre, étagère et bouteilles), à laquelle on accédait par un souterrain de 15 m environ (dénivellation du côté du Nord). Les douves correspondent au fossé longeant le jardin actuel au N., à l’E. et ce que l’on appelle l’Affiage (déformation d’afféage, ou affouage, ancien fr. affouer, chauffer, droit de couper du bois, moyennant une faible redevance). Une digue située peu en aval de la passerelle des Étolleries assurait le remplissement des douves. Le schéma de Louis Pouclet fait apparaître deux bâtiments d’exploitation non datés, mais la face Sud-Est (cave et grenier qui comporte une douzaine de pigeonniers) en faisait partie. En 1966, et tout récemment, des travaux d’aménagement dans la maison du fermier ont fait apparaître des fragments d’un balustre de pierre blanche, sans doute balcon et escalier du château. J’ajoute que des travaux de labour de l’autre côté de l’Auzance ont fait apparaître un souterrain voûté de 2 m de haut (souterrain-refuge ?).
1983 : installation du service d’eau.
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 28/03/2008